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Relevage d’épaves sur le littoral de la commune de Figari (2A) par la Préfecture maritime de la Méditerranée - Bilan
Relevage d’épaves sur le littoral de la commune de Figari (2A) par la Préfecture maritime de la Méditerranée - Bilan
19 mars 2021

Du 15 au 19 mars 2021, des moyens de la Marine nationale en provenance de Toulon et de la Direction départementale des territoires et de la Mer de Corse (DDTM 2A) ont procédé à une opération de relevage d’épaves échouées sur le littoral des baies de Sant’Amanza (commune de Bonifacio) et Figari (commune de Figari) en Corse-du-Sud. Cette opération est conduite sous l’autorité du préfet maritime de la Méditerranée, le vice-amiral d’escadre Laurent Isnard.

Durant ces 4 jours de travail sur place, les équipes sur place ont procédé au relevage de 5 épaves et à leur chargement à bord du bâtiment de soutien et d'assistance affrété (BSAA) Pionnier par des plongeurs-démineurs de la Marine nationale embarquées sur le bâtiment base de plongeurs-démineurs (BBPD) Pluton. Ils ont agi grâce concours de la vedette Mimosa des Affaires maritimes, des moyens de la cellule anti-pollution (CEPPOL) de la base navale de Toulon pour prévenir tout risque de pollution lors de ces opérations et des renforts de la Marine nationale en provenance de la base navale d’Aspretto.

Ces épaves, pour lesquelles les délais de recours des mises en demeure adressées aux propriétaire sont arrivées à terme, seront ensuite acheminées vers un chantier naval de l’aire toulonnaise pour y être déconstruites. En parallèle, et une fois les épaves déchargées au chantier, il sera prononcé une déchéance de propriété et les services concernés de l’État entameront une procédure de recouvrement de frais, jusqu’à plusieurs milliers d’euros, auprès des propriétaires ne s’étant pas manifestés. Il est à noter que les diverses procédures engagées en amont, notamment par la DDTM 2A, ont conduit 4 propriétaires à agir et procéder eux-mêmes, et à leurs frais, au retrait de leur bateau échoué parfois depuis plusieurs années.

 

Cette volonté d’action de la Préfecture maritime de la Méditerranée correspond à une préoccupation environnementale et de sécurité. Ces épaves sont en effet susceptibles de polluer leur environnement (présence éventuelle de reliquat d’hydrocarbures et dégradation des matériaux divers) et de représenter un danger potentiel pour la navigation dans des zones très fréquentées. Par ailleurs, ces bateaux échoués, de façon accidentelle ou parfois volontaire, ne respectent pas la législation en vigueur concernant l’occupation du domaine public maritime.

 

Une attention particulière est donc portée par le Préfet maritime de la Méditerranée et tous les services concernés à ce sujet sur différents points du littoral en Méditerranée. Il est, à cette occasion, rappelé que pour se prémunir de ces désagréments, il convient de souscrire une assurance couvrant notamment l’échouement accidentel en cas de rupture de mouillage ou d’aléas météo. Par ailleurs, le mouillage d’un bateau, qui par définition est un arrêté momentané de la navigation, ne doit pas être fait sans surveillance et en gardant des capacités de navigation en cas d’urgence (impose une surveillance et la conservation de capacités de navigation en cas d’urgence). Pour des arrêts plus longs, par exemple lors des périodes d’hivernage, la norme doit être l’abri au port ou le gardiennage dans des structures prévues à cet effet.

En ce qui concerne les bateaux en fin de vie, une filière de déconstruction a été mise en place sous la tutelle du Ministère de la Transition écologique. Financée par une contribution prélevée par les différents acteurs de la filière du yachting et de la plaisance, l’Association pour la plaisance éco-responsable (APER) prend à sa charge les frais de déconstruction dans des chantiers partenaires, le transfert vers ces sites restant à la charge des propriétaires.

 

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