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Poursuite de la sécurisation de l’épave de l’Alice Robert au large de Port-Vendres (66) par les plongeurs-démineurs de la Marine nationale
Poursuite de la sécurisation de l’épave de l’Alice Robert au large de Port-Vendres (66) par les plongeurs-démineurs de la Marine nationale
17 oct. 2022

Du 3 au 7 octobre, le bâtiment-base de plongeurs-démineurs (BBPD) Pluton de la Marine nationale a conduit une nouvelle campagne de sécurisation de l’épave de l’Alice Robert, dit « le Bananier », qui repose par près de 50 mètres de fond au large de Port-Vendres (66).

Au total, 17 plongées ont été effectuées par les plongeurs-démineurs de la Marine nationale, sous l’autorité du préfet maritime de la Méditerranée. Elles ont permis de relever et détruire 20 obus de 105mm déjà cartographiés lors des précédentes missions, qui restaient présents autour de l’épave.

Ces munitions ont été éloignées de l’épave sous l’eau pour être contre-minées en sécurité, au large. Ces opérations ont été réalisées entre deux eaux et après un effarouchement préalable, afin de minimiser l’éventuel impact de cette opération sur la faune et la flore. Toutes ces opérations ont été couvertes par un arrêté de la préfecture maritime de la Méditerranée réglementant l’activité autour de la zone concernée[1]

A l’heure actuelle, si plus aucune munition n’a été visuellement détectée autour de l’épave de l’Alice Robert, il en reste un nombre conséquent à l’intérieur du navire.

Cette opération est la 6ème de ce type sur l’Alice Robert depuis 2016, et la 4ème depuis la publication de l’arrêté 145/2020[2] qui interdit la plongée sur ce site. Un nombre important de munitions présentes à bord de l’épave avaient été mises au jour lors de la tempête Gloria de janvier 2020, rendant cette mesure nécessaire dans le cadre de mission de sauvegarde de la vie humaine qui incombe au préfet maritime de la Méditerranée.

Au total, le bilan des munitions détruites depuis 2016 s’établit à 333 obus de différents calibres (de 20 à 105mm) et 6 grenades.

Au cours des prochaines semaines, les services du préfet maritime de la Méditerranée vont analyser les observations et compte-rendu d’expertise des plongeurs-démineurs de la Marine nationale, afin de déterminer si l’interdiction de toute activité autour de l’épave doit être prolongée, avec l’organisation de nouvelles campagnes de sécurisation, ou si une réouverture partielle peut être envisagée à terme et dans certaines conditions, en coordination avec les acteurs locaux concernés.

 

[1] https://www.premar-mediterranee.gouv.fr/uploads/mediterranee/arretes/650d03fb4b3b17d1cea738d5c7486572.pdf