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La préfecture maritime de la Méditerranée attentive au relevage du voilier Niaouli échoué sur la grande jetée à Toulon (83) après un épisode de vent fort
La préfecture maritime de la Méditerranée attentive au relevage du voilier Niaouli échoué sur la grande jetée à Toulon (83) après un épisode de vent fort
25 févr. 2022

Le 23 février, des moyens de la société Applisub, basée à Saint-Mandrier (83), sont intervenus pour relever et mettre en sécurité le voilier Niaouli échoué depuis le 2 février sur la grande jetée à Toulon.

Ce voilier de 8 mètres, qui menaçait de se disloquer sur cette infrastructure située dans le périmètre du port militaire de Toulon, avait rompu son mouillage lors de l’épisode de vent fort du 2 février annoncé par les services de météorologie et les autorités locales. Il était alors amarré sommairement à un corps mort situé au fond de l’eau au niveau de la baie de Tamaris à La Seyne-sur-Mer, en position de mouillage « sauvage ».

Après identification du propriétaire, les services de la préfecture maritime de la Méditerranée lui ont adressé une mise en demeure de procéder à l’évacuation de son bateau afin d’éviter tout risque d’aggravation de la situation, puis ont suivi avec attention les mesures mises en place par l’intéressé. Il s’agissait d’intervenir dans les meilleurs délais pour :

·         faire cesser un risque immédiat sur la sécurité de la navigation dans le port militaire de Toulon ;

·         éviter que les débris du voilier, et les éventuels hydrocarbures encore présents à bord, ne puissent représenter un risque de pollution des eaux de la rade.

 

Une procédure a ainsi été lancée par ce propriétaire pour récupérer le voilier, puis auprès de l’Association pour la plaisance éco-responsable (APER[1]) qui prendra à sa charge sa déconstruction une fois acheminé dans un centre de recyclage agréé.

Cet épisode rappelle aux propriétaires de voiliers les éléments suivants :

·         une attention particulière doit être portée à la bonne tenue du mouillage de son bateau, notamment à l’annonce d’un épisode venteux ;

·         le mouillage dit « sauvage » est une pratique interdite dans la rade militaire de Toulon comme sur tout le littoral de la Méditerranée ; seuls les bouées ou les coffres faisant l’objet d’une autorisation délivrée par le préfet de département (autorisation d’occupation temporaire – AOT) sont légaux ;

·         un mouillage est par définition une situation temporaire pour un voilier et ne doit pas se substituer à la mise en sécurité du navire qui est soit un amarrage dans un port, soit la prise d’une bouée adaptée au navire et légale, soit la mise à l’abri dans un chantier naval (notamment pour la période hivernale). De plus, lorsque qu’un bateau est au mouillage dit « forain » (sur son ancre), une présence permanente à bord reste obligatoire pour faire face à tout imprévu comme cela est prévu par la réglementation internationale sur la prévention des abordages en mer ;

·         en cas de sinistre, le propriétaire, et son assurance, ont la responsabilité de faire cesser le risque de pollution et l’éventuel danger pour la navigation des autres usagers de la mer : en cas d’urgence ou d’inaction, ces opérations pourront être conduites par les services de l’État qui se retourneront ensuite vers le propriétaire (par l’intermédiaire du Trésor public) pour procéder au recouvrement des sommes engagées.

 

 

[1] Plus d’informations : https://www.recyclermonbateau.fr/ - Financée par une contribution prélevée par les différents acteurs de la filière du yachting et de la plaisance, l’Association pour la plaisance éco-responsable (APER) prend à sa charge les frais de déconstruction dans des chantiers partenaires, le transfert vers ces sites restant à la charge des propriétaires.