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Cas pratique : surveiller son mouillage n’est pas une option ! Quelques rappels de prudence de la préfecture maritime de la Méditerranée
Cas pratique : surveiller son mouillage n’est pas une option ! Quelques rappels de prudence de la préfecture maritime de la Méditerranée
17 mai 2022

Le 16 mai, alors qu’il est amarré sur coffre en baie des Canebiers pour participer aux « Bravades » de Saint-Tropez, le remorqueur côtier Bison de la Marine nationale observe un catamaran se rapprochant dangereusement de sa position. Il s’avère que ce voilier est déserté et qu’il va entrer en collision avec sa coque.

L’équipe de service du Bison réagit immédiatement et parvient à réduire et absorber l’impact à l’aide de défenses et de gaffes, puis le sécurise le long du bord. Un amarrage de fortune est mis en place pour le maintenir à poste sans dommage de part et d’autre.

Quelques minutes plus tard, le propriétaire du catamaran se présente à bord du Bison, après avoir assisté impuissant à la scène depuis la côte. Bien conscient de la chance qu’il a eu d’avoir à faire à un équipage réactif et entraîné qui a permis d’éviter d’important dégâts aux deux navires, il repart à bord de son bateau.

Sans présumer des circonstances exactes de cette mésaventure, qui au final se termine sans dommages, la préfecture maritime de la Méditerranée rappelle aux propriétaires de voiliers les éléments suivants :

 

  • une attention particulière doit être portée à la bonne tenue du mouillage de son bateau, notamment à l’annonce d’un épisode venteux ;

 

  • un mouillage est par définition une situation temporaire pour un voilier et ne doit pas se substituer à la mise en sécurité du navire qui est soit un amarrage dans un port, soit la prise d’une bouée adaptée au navire et légale, soit la mise à l’abri dans un chantier naval (notamment pour la période hivernale) ;

 

  • lorsque qu’un bateau est au mouillage dit « forain » (sur son ancre) comme dans cet épisode, une présence permanente à bord reste obligatoire pour faire face à tout imprévu comme cela est prévu par la réglementation internationale sur la prévention des abordages en mer ;

 

  • en cas de sinistre, le propriétaire, et son assurance, ont la responsabilité de faire cesser le risque de pollution et l’éventuel danger pour la navigation des autres usagers de la mer : en cas d’urgence ou d’inaction, ces opérations pourront être conduites par les services de l’État qui se retourneront ensuite vers le propriétaire (par l’intermédiaire du Trésor public) pour procéder au recouvrement des sommes engagées.