Erika, Prestige,… ces noms vous disent très certainement quelque chose. Pire, vous en avez entendu parler dans les médias des mois durant car ces catastrophes accidentelles ont défrayé la chronique. En effet, les pollutions marines peuvent être lourdes de conséquences. Les risques doivent être limités au maximum grâce à une prise en charge dès l'alerte donnée.
Il existe cinq formes principales de pollution marine :
- par hydrocarbures,
- par produits chimiques ou toxiques,
- radioactives, du fait d'épaves dangereuses ou nocives
- organiques
- telluriques
Les pollutions peuvent être de faible ou de grande ampleur. Le degré de la menace détermine le niveau de l'organisation à mettre en place dans le cadre du dispositif ORSEC maritime.
Pollution de faible et moyenne ampleur :
Elles sont combattues à l'initiative du préfet maritime dans le cadre de ses attributions habituelles et avec les moyens de la Marine nationale (les affrétés principalement) renforcés par ceux des autres administrations concourant à l'action de l'Etat en mer, suivant les besoins.
Pollution de grande ampleur ou complexe :
La cellule d'urgence et de réflexion (CUR), mise en place dès le niveau 2 des dispositions générales ORSEC Maritime Méditerranée, propose au préfet maritime d'armer le CTC (Centre de Traitement de Crise) et de réunir l'état-major de crise. Le préfet maritime peut dès lors disposer de moyens privés sous contrat ou réquisitionnés ainsi que des moyens étrangers (d'Etats ou privés) en plus des moyens disponibles de l'Etat.
Chaque sinistre maritime est donc un cas particulier pour lequel les modalités d'intervention dépendent de nombreux facteurs d'influence. Un système de lutte spécifique et adapté est mis en place pour chaque situation et l'action des secours à terre est conduite parallèlement à l'action des secours en mer.
Pour une vision plus concrète du déroulement d'une lutte antipollution, prenons l'exemple d'une pollution maritime par hydrocarbures (type Erika, Prestige…).
Quelles sont les menaces ?
Une pollution par hydrocarbures peut impliquer une explosion, des noyades, une pollution du milieu marin et du littoral (catastrophe écologique et économique) pouvant occasionner des dommages affectant la santé humaine.
Quel est l'objectif de l'intervention ?
Dans un délai minimum, il faut protéger les zones littorales prioritaires (secours à terre) et combattre en parallèle la pollution avant qu'elle n'atteigne les côtes (secours en mer).
Quelles sont les actions entreprises ?
Après des actions communes à toutes les pollutions…
- Une phase d'alerte, d'information et d'évaluation (observations, prélèvements…)
- Des mesures immédiates (secours des vies humaines, mise en route des moyens)
- Phase d'intervention et de lutte en mer (obtenir les éléments nécessaires à la lutte)
… Se mettent en place les actions spécifiques aux pollutions par hydrocarbures (1).
Quels sont les moyens à disposition ?
Le degré de la menace détermine le niveau de l'organisation et donc des moyens à mettre en place dans le cadre du plan ORSEC. (Cf. ci-dessus)
Les principaux moyens engagés (2) lors d'une lutte par hydrocarbures sont déployés par la Marine.
Pour compléter ces explications, il est nécessaire de rappeler l'importance de la collaboration internationale dans la lutte antipollution. La Méditerranée est propriété de plusieurs pays. Lors d'une pollution, il est évident que la nappe ne s'arrêtera pas à la frontière des eaux territoriales dans lesquelles l'incident a eu lieu. Dans cet objectif, des entraînements (tels que EURONYME) réunissant diverses nationalités, sont régulièrement organisés. 090612AAB
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