
Chaque année, l’exercice Chebec permet à la France et au Maroc de coopérer dans des exercices de lutte contre les trafics, de protection de l’environnement, mais aussi d’assistance depuis la mer à des populations à terre victimes d’une catastrophe naturelle.
En 2005, le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc, les frégates Dupleix et George Leygues, le pétrolier ravitailleur Marne, un aéronef « Atlantique », ainsi que des marins-pompiers ont mis leurs moyens médicaux et héliportés au profit de l’Indonésie et du Sri Lanka frappés par un tsunami. Cet évènement, ainsi que les tremblements de terre à Al Hoceima au Maroc en 1994 et 2004 ou encore à Bourmedès en Algérie en 2003 ont illustré les difficultés d’intervention des moyens de secours par les voies habituelles (routes, aéroports) et l’intérêt d’une intervention depuis la mer. Mises en œuvres dans le cadre de l’exercice Chebec, les frégates disposent d’un hélicoptère, d’embarcations, de personnel médical et de tous les corps de métiers susceptibles de porter assistance aux populations sinistrées. A partir de la mer, ces bâtiments sont capables d’effectuer les reconnaissances nécessaires, les premières interventions d’assistance aux populations et de mettre leur expertise au service des décideurs, comme par exemple la médecine de catastrophe par le Bataillon des Marins-Pompiers de Marseille. Le cas échéant, les navires amphibies de la marine nationale comme les Bâtiments de Projection et de Commandement sont capables de mettre en œuvre des moyens héliportés, amphibies et médicaux bien plus importants.
L’IFREMER définit « le pourtour de la Méditerranée comme l’une des zones où les populations sont le plus exposées au risque de séismes ». 75% de la population mondiale vit à moins de 300 kms des côtes.
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